Vous êtes ici : Accueil >> Actualité >> Midi-Quercy >> Boris Prat : Le consommateur, problème et solution, acteur majeur du changement climatique
Un genre de révolution copernicienne dans le domaine des indicateurs :
"Pour appuyer son analyse, l’étude britannique calcule les émissions de gaz à effet de serre de chaque pays selon sa consommation et non plus selon sa production. [...] selon ses auteurs, une vision basée sur la consommation raconte une autre histoire. Une part importante de la production de certains pays, ’’les usines du monde’’, est en effet destinée à l’exportation quand d’autres ont délocalisé en partie leur production." Ainsi, les émissions des pays dits développés augmentent de près de 20%, alors que celles de la Chine diminuent d’autant.

Ca me fait penser à un possible effet pervers de la fiscalité "carbone" basée sur les émissions de la production : plus ça coûtera cher de polluer, plus tout le monde voudra se débarrasser chez le voisin des productions polluantes... tout en consommant le résultat de cette production. On voit bien comment certains acteurs "transnationaux" tireront leur épingle du jeu (en prenant la marge des 2 côtés) et comment le social et l’environnemental seront perdants. Alors que si on base cette même fiscalité sur la consommation, alors là, pas d’autre échappatoire que la sobriété. Simple mais étonnant :
Le rapport pointe aussi le fait que les productions délocalisées dans les pays "en développement" sont plus polluantes (en plus du transport) que si nous avions continué à produire chez nous. En effet, ces pays ne disposent pas encore des mêmes technologies "moins polluantes" que nous. Voir aussi l’intéressant scénario "saute-mouton" qui me semble montrer ce que disent les objecteurs de croissance à propos de la décroissance au Nord et de l’autre croissance au Sud.
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(Source : Boris Prat)