Vous êtes ici : Accueil >> Actualité >> Midi-Pyrénées et autres... >> Que faire face au frelon asiatique ? ... l’OPIE MP vous informe !
Que faire face à cet insecte ?
Les individus isolés - ou en petit nombre autour d’une source de nourriture - ne constituent pas un danger dès lors qu’ils ne sont pas dérangés. Et si par inadvertance ils sont surpris et piquent, leur piqûre, bien que douloureuse, n’est pas dangereuse et ne nécessite pas d’intervention médicale hors quelques cas spéciaux (sujet allergique, piqûre sur les muqueuses).
Les nids eux sont souvent localisés à la cime des arbres mais peuvent aussi se trouver sur d’autres supports (murs, habitations). Lorsqu’ils sont découverts, ils suscitent souvent une vive émotion dans le voisinage et les communes ou propriétaires privés des terrains accueillant un tel hôte doivent alors agir.
Le premier réflexe doit être de délimiter avec prudence un périmètre de sécurité à 10 m et d’informer les personnes susceptibles de fréquenter les abords du nid (jardiniers, voisins, enfants).
Ensuite, après le signalement du nid aux autorités locales et aux organismes en charge du suivi de cette espèce (Museum National d’Histoire Naturelle), la question de sa destruction se pose.
Une telle destruction ne peut pas être justifiée, comme on l’entend souvent, par la volonté de stopper l’invasion du Frelon asiatique : les experts du Museum National d’Histoire Naturelle s’accordent pour dire que le frelon asiatique est trop bien implanté pour que l’on puisse espérer l’éradiquer du territoire national.
En revanche, dès lors que le nid détecté représente un risque pour la santé des personnes ou lorsque un rucher/une culture des environs subissent des dégâts, il est évident que sa destruction doit être rapidement envisagée. Dans ce cas, l’intervention d’un professionnel muni d’un équipement adapté et travaillant dans le respect de la règlementation est préférable à toute intervention conduite sans connaissance des règles de sécurité à respecter.
Qu’on le veuille ou non, le frelon asiatique fait désormais partie de notre entomofaune. Il convient d’apprendre à gérer aussi rationnellement que possible le risque qu’il peut représenter pour la santé des personnes et les activités agricoles."
(Source : Laurent PELOZUELO et Dominique PELLETIER pour OPIE - MP)